Violences conjugales - les enfants témoins des violences conjugales

Les enfants au cœur de la violence conjugale

pic shelf

Un clip à l’imagerie brutale et au slogan évocateur "Les enfants apprennent beaucoup de leurs parents, y compris les violences conjugales", pour évoquer les autres victimes des violences conjugales, parfois oubliées, les enfants.


Une campagne choc contre les violences faites aux femmes mettant en scène deux enfants au comportement violent, pour un constat alarmant : 60 % des enfants témoins de scènes de violences conjugales souffrent de stress post-traumatique. Témoins impuissants, lorsqu’ils ne sont pas victimes, les enfants sont au cœur de la spirale des violences conjugales .

Des enfants témoins et victimes collatérales des violences conjugales 

La problématique de l’impact des violences conjugales sur les enfants n’est une priorité mise en exergue au niveau national que depuis quelques années. Les différentes études existantes démontrent pourtant clairement les conséquences négatives des violences conjugales sur les fonctions cognitives et comportementales des enfants : problèmes d’apprentissage, difficultés d’adaptation et de concentration, fonctionnement émotionnel perturbé se manifestant par une violence ou une agressivité anormale, ou à l’inverse par de la mélancolie et de la dépression, telles sont quelques unes des conséquences traumatiques possibles.

S’il n’y a pas de systématisation de la reproduction des schémas violents, il existe bel et bien des risques majorés. Un enfant témoin de violences conjugales aurait 7 fois plus de chances de devenir violent à l’âge adulte, et peut a contrario adopter un statut de victime.

Violences conjugales : des enfants instrumentalisés

Il n’est pas rare dans les situations de violence conjugale de voir le parent agresseur "utiliser" ses enfants pour manipuler son conjoint. Selon Emmanuelle Piet, présidente du collectif féministe contre le viol, 40 % des affaires de violences conjugales prennent d’ailleurs leur source lors de la grossesse de la femme. Menaces physiques sur les enfants pour que le conjoint se plie aux desiderata de l’agresseur, chantages sur la garde des enfants, appropriation des allocations familiales, non-paiement des pensions alimentaires pour conserver un contrôle financier, manipulation de l’enfant pour le tourner contre sa mère, tentative de culpabilisation de la mère et stigmatisation en tant que "mauvaise mère", etc…

Une spirale psychologique qui ne cesse pas nécessairement après une séparation voire même une condamnation : l’enfant peut en effet culpabiliser, penser être la cause des actes de violence et de la punition de son père, de la séparation de ses parents.

Protéger les enfants des violences conjugales

Bien évidemment, la première protection pour l’enfant reste pour le conjoint maltraité de sortir de cette spirale de violences. Il existe aujourd’hui de nombreuses associations ou foyers qui accueillent les mères battues par leur conjoint.

Reste alors le problème de la garde de l’enfant et du maintien éventuel des relations entre l’enfant et le conjoint violent. Il est bien évidemment très difficile dans ce genre de situation de violence de faire la démarche d’alerter les services de police et d’intenter une action en justice.

Pourtant, fuir avec ses enfants ne fait bien souvent qu’aggraver les choses en se mettant en contravention avec la loi. Faire constater les coups par un médecin et porter plainte est nécessaire pour prouver les maltraitances et assoir une demande de garde pleine et entière.

Enfin, même si l’enfant n’a pas "l’air" de présenter de séquelles psychologiques, l’intervention d’un pédo-psychiatre ou d’un psychologue s’impose. A la fois pour évaluer les conséquences psychologiques de la violence sur l’enfant, et analyser sa manière de percevoir les événements, mais aussi dans le cadre de la poursuite de la relation avec son père.

Paradoxalement, les femmes battues témoignent fréquemment d’une peur de quitter le conjoint violent par peur de perdre leurs enfants, et elles prennent au final souvent la décision de partir pour les protéger. Mais il est malheureusement souvent trop tard.

> Tous les articles Violence conjugale

Alexandra Zawadzki, mis à jour le 20 octobre 2010

violence_enfants

Une petite fille et un garçon sont déguisés en vêtements d’adultes, et jouent à papa et maman autour d’une table. Soudain la fillette renverse du thé et se fait violemment gifler par le garçon. Elle s’écroule… C’est l’image de la campagne 2010 du ministère de la solidarité et de la famille contre les violences conjugales. 

Autres articles...

Copyright © 2013 - www.vivolta.com un site TELEVISTA Interactive - groupe Télévista

Site par Supadü

Vivolta, le nouveau lifestyle au féminin : mode, beauté, forme, couple, famille, enfants, déco, cuisine, inspirations créatives, psychologie, expériences de vie…

Lorem ipsum

Les archives

Ce site est commercialisé par :

.......................................................................................................................................................................................................................................................

France Televison Publicite