"Maman, comment on fait un dessin animé ?"

"Maman, comment on fait un dessin animé ?"

pic shelf

Paolo, quand et comment t'es venue cette passion pour l'animation ?

 

alt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paolo : A l’âge de 8 ans, j’ai découvert le film "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?", réalisé par Robert Zemeckis en 1988. Il m’a complètement ébloui ! Peu après, ma famille et moi avons quitté l’Italie, mon pays d’origine, pour le Japon. Nous avons vécu là-bas durant onze ans. A cause de la barrière de la langue, je me suis d’autant plus immergé dans les films Disney et Pixar qui étaient diffusés en anglais. A 12 ans, ma décision était prise : je voulais travailler dans l’animation !

Quand as-tu précisément décidé d'étudier l'animation ?

 

P : A l'âge de 16 ans, j’ai commencé à chercher une université spécialisée en animation. J’ai alors découvert que les sites internet de Pixar, Dreamworks et Disney proposaient un large choix de fac. La "Ringling College of Art and Design" faisait partie de cette liste. Pendant deux ans, j’ai énormément dessiné et peint pour me préparer dans les meilleures conditions au concours d’entrée de cette université, réputé extrêmement difficile, que j'ai finalment réussi.


Durant ma seconde année là-bas, j’ai entendu parlé de l’école des Gobelins à Paris. En 2011, j’ai été accepté à l'école pour suivre les ateliers d'été.

 

Qu'est-ce qui t'as permis de rentrer dans ce milieu professionnel ?


J’ai rencontré Max Maleo, un ancien étudiant des Gobelins qui a notamment travaillé sur "Madagascar 2". Il m’a parlé de "Batz", un projet de court-métrage auquel j'ai participé durant l'été 2012.


Comment fais-tu pour transcrire les idées de ton cerveau à la feuille de papier ?


P : Une grande partie du travail consiste à tout prévoir. Chaque étape de fabrication d’un dessin animé est orchestrée via un planning très précis. Cela vaut autant pour le dessin du corps d’un personnage que pour son simple squelette. Ce planning est aussi nécessaire au moment où il faut faire bouger ce personnage. Donner vie à un personnage imaginaire, voilà l’une des étapes que je préfère. Faire croire au spectateur qu’un personnage a une vie propre, c’est une chose excitante !

J’ai toujours sur moi une pochette à dessin dans laquelle je peux dessiner mes idées et mes concepts avant de passer à l’animation sur ordinateur, une étape complexe qui nécessite une grande équipe et une patience à toute épreuve !

 
alt
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Est-ce difficile de réussir à raconter une histoire qui plaise autant aux petits qu'aux grands ?


P : C’est une chose très compliquée ! Le principal défi est de créer un personnage qui fasse rire les enfants tout en réussissant à divertir les parents. Tout dépend aussi du studio pour lequel on travaille et de la cible que celui-ci vise. Chaque détail est passé en revue pour plaire soit aux enfants, soit aux adultes. Il ne faut pas qu'il y ait de malentendus. Aujourd’hui, des films d’animations comme "Valse avec Bachir" ou "Persépolis" ne s’adressent qu’aux grandes personnes. Je pense que cette tendance va s’accentuer dans le futur.  


Que penses-tu de l'animation française ?


P : J’ai un immense respect pour ce que font les Français. Aux côtés de l’Allemagne et du Royaume-Uni, il s’agit d’un pays européen où l’animation a une place de plus en plus importante. Il faut aussi dire que c’est l’un des seuls pays d’Europe à avoir sorti des films au succès international, c’est quand même la classe ! Si je devais quitter les États-Unis, la France serait une destination idéale. D’autant plus que ma copine est française !


Sur quoi travailles-tu en ce moment ?


P : Cette année, j’ai terminé "Serial Taxi", qui est mon film de fin d’études. Ce film a été un véritable challenge : je l’ai réalisé dans un laps de temps très court et 70% du film consiste en deux personnages coincés dans un taxi, ce qui est très dur à mettre en scène. Pour tout vous dire, j’ai passé une année dessus pour un résultat de deux minutes et dix-sept secondes !

Peu après, j’ai reçu un appel des studios Laika qui sont derrière les films "Coraline" et "L’étrange pouvoir de Norman". Ils m’ont proposé un stage que j'ai immédiatement accepté. Me voilà donc à Portland, où je travaille actuellement sur "The Boxtrolls" qui sortira en 2014. Pour la suite, j’ai 22 ans donc je verrai bien ce qui arrive !
 
 
alt
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nicolas Johary, le 10/07/13

Pour voir "Serial Taxi" : www.serialtaxi.com 

Pour voir les travaux de Paolo : www.paoloanimates.com

Les commentaires

A l'occasion de la sortie du nouveau film Pixar "Monstres Academy, on a rencontré Paolo Cogliati, dessinateur de talent. Son rôle ? Donner vie aux personnages animés. Il parle de son parcours et lève le voile sur la magie du monde animé.

Articles sur le même sujet

Copyright © 2013 - www.vivolta.com un site TELEVISTA Interactive - groupe Télévista

Site par Supadü

Vivolta, le nouveau lifestyle au féminin : mode, beauté, forme, couple, famille, enfants, déco, cuisine, inspirations créatives, psychologie, expériences de vie…

Lorem ipsum

Les archives

Ce site est commercialisé par :

.......................................................................................................................................................................................................................................................

France Televison Publicite